Julien BOULIER - MUSIQUE


Pascale Mougin [Publié le 2004-09-01 19:10:45]



Pascale Mougin : une institutrice itinérante qui s’implique dans des projets d’échanges culturels !

Un article retraçant l’itinéraire de Pascale Mougin en dernière page "Magazine" du Ouest France, ce mercredi 01 09 2004 :

http://www.ouest-france.fr/ofmagazine.asp?

Magazine

D’Ouessant aux Marquises, Pascale, l’instit des îles

A l’heure de la rentrée des classes, on connaît des enseignants qui aimeraient troquer leur poste contre celui de Pascale Mougin. Après Molène et Ouessant, cette aventurière de l’enseignement a choisi d’exercer son métier à Nuku Hiva, dans l’archipeldes Marquises. Itinéraire d’une institutrice des îles. Dans sa voix, il traîne un reste d’accent de la Haute-Saône o๠elle a vu le jour il y a 47 ans. Mais c’est la mer qui a délavé ses yeux bleus. C’est le soleil des Marquises qui éclaire des cheveux blonds contrastant avec les tignasses noires des enfants marquisiens qui l’entourent. Pascale Mougin n’est pas une tiède : quand elle s’enthousiasme, c’est sans réfléchir à un plan de carrière ou compter ses points de retraite ! Pour l’amour du bateau et d’un Breton, elle s’est installée dans le Finistère au détour des années 80. L’école normale, o๠elle était entrée à 15 ans, l’avait laissée déboussolée. N’ayant pas trouvé l’appui qu’elle attendait de sa hiérarchie, elle avait glané du côté de l’horticulture (un BTS) et de l’ethnologie (une maîtrise). Et fini par se rendre compte que l’enseignement, c’était vraiment son truc.

à« Je suis allée frapper à la porte de l’enseignement privé, j’ai demandé un poste le plus près de la mer possible. Ils m’ont envoyée à Molène, o๠aucun titulaire ne voulait aller. à » Sur la petite île du Ponant, contre vents et marées, déjà devenue aussi têtue qu’une Bretonne, elle s’accroche quatre années. Puis elle reprend le bateau pour prendre la direction de l’école Sainte-Anne, à Ouessant. à« Ici, j’aime bien, c’est l’île aux femmes, je me suis fait plein de copines à », sourit-elle, assise dans une des salles de l’école o๠elle est revenue pour quelques jours, accompagnée d’une quarantaine d’enfants de l’école Saint- Joseph de Taiohae, sur l’île de Nuku Hiva.

Car Pascale enseigne désormais au beau milieu du Pacifique. En 1997, elle a mis le cap sur les Marquises. à« J’étais fatiguée. Comme je suis toujours un peu dans l’excès... à » Elle est partie l’année de ses 40 ans. Par la mer évidemment. En bateau-stop, de Bénodet aux Antilles, puis de la Caraà¯be vers la Polynésie. à« à€ l’escale, j’ai flashé sur les Marquises. Ils annonçaient un festival pour fêter le passage à l’an 2000. J’ai voulu en être. Je suis restée. Il y avait la nature, les chevaux, la chasse au cochon, l’équilibre que je recherchais. à »

Bien sà »r, elle a vite repiqué à l’enseignement : à 40 ans, même dans un archipel paradisiaque, on ne se refait pas ! Elle a pris ses marques dans une île dont les 2 200 habitants se partagent entre trois ou quatre gros villages disséminés dans les vallées, dans une école o๠certains enfants arrivent à cheval le matin, dans un territoire à la nature sauvage. Cet été, elle leur a proposé de prendre l’avion pour découvrir sa précédente école, sur une île d’un autre bout du monde. à« Une maman d’Ouessant m’a dit qu’il fallait quelqu’un de fou comme moi pour mener le projet à terme. à » à‡a peut paraître bien présomptueux en effet : collecter une somme de près de 90 000 à€ dont 36 500 à€ réunis au prix de kermesses et d’animations sur l’île lointaine, convaincre les parents marquisiens de laisser leurs enfants partir si loin quand plus de la moitié d’entre eux ne connaissent pas Tahiti, à seulement... 1 500 km.

Pascale Mougin a pris un congé sabbatique pour mener à bien son projet, pour sensibiliser les enfants à ce qu’ils allaient découvrir en France. à« Ils ont été très surpris en arrivant ici à », constate-t-elle. à€ Ouessant, les petits Marquisiens ont découvert un océan sauvage, à l’opposé de leur Pacifique. à« Là -bas, les tempêtes sont rares, la mer est douce. à » à€ l’image de la population et des enfants que Pascale Mougin juge à« très polis, gentils, respectueux, attentifs en cours à ». Un vrai rêve d’instit !

Pourtant, elle reviendra un jour en France. Les livres lui manquent. à« à€ Nuku Hiva, il n’y a pas de librairie, pas de bibliothèque, pas de livres dans les maisons. à » Et puis ses parents vieillissent et les Marquises sont bien loin, même si elle s’y sent toujours heureuse. à« Si je reviens, c’est ici à Ouessant. Ou à Molène. Je ne me vois pas vivre loin de la mer. à » Et retourner aux Marquises avec des petits îliens d’ici ? Sourire... à« Ce serait une belle idée, non ? à »

Josiane GUéGUEN. Tout Ouest-France

Un lien présentant un de ses projets d’échange présenté dans le livre intitulé "Kuee Nui et Kuee Iti : deux anguilles légendaires" entre des enfants de Nuku Hiva et des enfants d’Ouessant.

http://tahitienfrance.free.fr/infos/nuku-hiva.htm

Le voyage de Pascale Mougin présenté par ce lien présentant le "coin des enfants" de l’île d’Ouessant, l’école, la correspondance des enfants, à la section "La vie municipale", cliquer sur "la jeunesse".

http://www.ouessant.fr/


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