Julien BOULIER - MUSIQUE


poèmes traduits de william butler yeats [Publié le 2004-05-03 14:25:25]



poèmes traduits

William Butler Yeats, "Cinquante et un poèmes" Edition bilingue.

Traduction nouvelle et notes par Jean Briat Ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure.

p.70 71

I went out to the hazel wood, Because a fire was in my head, And hooked a berry to a thread ; And when white moths were on the wing, And moth-like stars were flickering out, I dropped the berry in a stream And caught a little silver trout.

When I had laid it on the floor, And some one called me by my name : It had become a glimmering girl With apple blossom in her hair Who called me by my name and ran And faded through the brightening air.

Though I am old with wandering Through hollow lands and hilly lands, I will find out where she has gone, And kiss her lips and take her hands ; And walk among long dappled grass, And pluck till time and times are done The silver apples of the moon, The golden apples of the sun

J’allai au bois de noisetiers (1) Parce qu’en ma tête brà »lait un feu, J’en coupai et pelai une branche, Au bour d’un fil j’accrochai une baie A l’heure o๠l’on voit voler les phalènes blancs Et que vacillent les étoiles, ces autres phalènes ; Dans un ruisseau je jetai ma baie Et pris une petite truite argentée. Quand je l’eus déposée sur le sol J’allai souffler le feu, Mais j’entendis un frisson sur le sol Et quelqu’un m’appeler par mon nom : C’était maintenant une femme radieuse, (2) Dans ses cheveux des fleurs de pommier (3), Qui m’appelait par mon nom et s’enfuit Et s’évanouit dans la lumière qui montait.

Bien que je sois vieilli d’avoir tant erré Par les creux et les collines de la terre, J’irai découvrir o๠elle s’en est allée Baiser ses lèvres et lui prendre les mains Parmi les hautes herbes tachetées de couleurs Et cueillir jusqu’à la fin des temps Les pommes d’argent de la lune Et les pommes d’or du soleil.

(1) Noisetier comme arbre de vie et de Connaissance (Yeats). (2) Légende selon laquelle les enfants de la déesse Danu peuvent prendre toutes les formes et dans l’eau celle du poisson. Une femme du Burren dans le comté de Galway, raconte : à« Ils sont plus nombreux dans la mer que sur terre et parfois ils essaient de sauter sur le plat-bord du bateau, sous la forme de poissons à ». (3) Lorsque Yeats rencontra Maud pour la première fois, elle était assise près d’un bouquet de fleurs de pommier.


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