A film not yet made [Publié le 2025-08-27 00:59:34]

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Ci-dessous l’article en anglais recopié de James Catchpole présentant l’album :
« Instead of fitting into the glitzy era of vintage Hollywood and living it up en masse on LA’s sunset strip, A Film Not Yet Made has more of a European feel, descending upon the streets of Paris and using her boulevards and arrondissements as outdoor studios. French composer and pianist Julien Boulier films on location. No indulgent lifestyle. No Mulholland Drive. But musically, nothing is out of bounds.

Thoughts appear like emerging notes, slowly populating the reel and imprinting themselves upon the filmy surface of the music. The recently-unloaded cameras are ready to record, pregnant with rolls of black film which will soon occupy the silver screen of the mind. Thoughts flitter like pages of an unfinished script caught in an immediate, anxious breeze, but the music relaxes, taking in an extra shot of whiskey just before a tricky scene begins, calming the nerves of stage fright in the process. The music follows the actress as she walks through the side-streets, meandering casually around recently excavated corners and narrow streets. In this film, the actress is both director and star. Between the shoots, the music reclines, as if it were on a prolonged smoking break, but its ambling narrative picks up again afterwards, its scent of mystery let loose in the Parisian air.

The nine celluloid constructions bring a dream to life ; a magical realism hopping from screenplay to reality. Framed in black-and-white, these cinematic, classical pieces are spattered with screen tearing and the oblique rain of old cinema’s white noise. The nine breathy, atmospheric, and incredibly spacious pieces are encased in frames of music, sealed in a vault, never to see the light of day (quite literally, as sunlight will tarnish the film), where seconds freeze and the smartly-dressed actors walk and talk in half-speed.

The notes live in a fairy-tale, but it’s just an illusion. They’re just actors, playing a role, filling a scene. Off camera, the music lives in the cold blue light of reality. A cold day in February.

Dripping strings and uneasy chord progressions bring the mystique of Hollywood scoring to the film. A thriller / romance inside the trickling strings, like something from the 1958 classic ‘Vertigo’, even though the music defies a specific date. It could feature a stunning actress from the 1930’s, or it could be from 2018. The date has been lost. Electronic blips recall the old chill-out style that ascended to commercial popularity at the turn of the millennium, its free-flowing arpeggios encased in a block of ice. The mysterious sounds slink around, wandering the backstreets like out-of-focus shadows.

Some people say that music can date, can age, but does it ever become stale ? The classical music of the past seems ageless ; to this day, it still has abundant life. A Film Not Yet Made is as fresh as a raindrop.

That’s a wrap. »
James Catchpole

Traduction en Français de l’article :
"Plutôt que de s’intégrer à l’ère clinquante du vieil Hollywood et de faire la fête en masse sur le Sunset Strip de Los Angeles, "A Film Not Yet Made" a une touche plus européenne. Il descend dans les rues de Paris et utilise ses boulevards et arrondissements comme des studios de tournage à ciel ouvert. Le compositeur et pianiste français Julien Boulier filme sur place. Pas de vie de débauche. Pas de Mulholland Drive. Mais musicalement, rien n’est hors limites.

Les pensées apparaissent comme des notes émergentes, peuplant lentement la bande et s’imprimant sur la surface filmique de la musique. Les caméras fraîchement déchargées sont prêtes à enregistrer, pleines de rouleaux de film noir qui bientôt occuperont l’écran d’argent de l’esprit. Les pensées voltigent comme les pages d’un script inachevé prises dans une brise soudaine et anxieuse, mais la musique se détend, buvant un verre de whisky supplémentaire juste avant le début d’une scène délicate, calmant au passage les angoisses du trac. La musique suit l’actrice alors qu’elle marche dans les ruelles, déambulant tranquillement autour de coins récemment rénovés et de rues étroites. Dans ce film, l’actrice est à la fois réalisatrice et vedette. Entre les prises, la musique se repose, comme si elle était en pause-cigarette prolongée, mais sa narration errante reprend ensuite, son parfum de mystère libéré dans l’air parisien.

Les neuf constructions celluloïdiennes donnent vie à un rêve : un réalisme magique qui passe du scénario à la réalité. Filmées en noir et blanc, ces pièces cinématographiques et classiques sont parsemées de déchirures d’écran et de la pluie oblique du bruit blanc du vieux cinéma. Les neuf pièces haletantes, atmosphériques et incroyablement spacieuses sont enfermées dans des cadres de musique, scellées dans un coffre-fort, pour ne jamais voir la lumière du jour (littéralement, car la lumière du soleil ternirait le film), où les secondes se figent et où les acteurs élégamment vêtus marchent et parlent au ralenti.

Les notes vivent dans un conte de fées, mais ce n’est qu’une illusion. Ce ne sont que des acteurs, qui jouent un rôle, qui remplissent une scène. Hors caméra, la musique vit dans la lumière froide et bleue de la réalité. Un jour froid de février.

Des cordes qui dégoulinent et des progressions d’accords malaisantes apportent au film le mystère de la musique de film hollywoodienne. Un thriller/romance à l’intérieur des cordes qui ruissellent, comme quelque chose issu du classique de 1958 "Sueurs froides", même si la musique défie une date précise. Elle pourrait mettre en vedette une actrice superbe des années 1930, ou elle pourrait dater de 2018. La date a été perdue. Des bips électroniques rappellent l’ancien style "chill-out" qui a connu un succès commercial au tournant du millénaire, ses arpèges fluides enfermés dans un bloc de glace. Les sons mystérieux se faufilent, errant dans les ruelles comme des ombres floues.

Certains disent que la musique peut dater, vieillir, mais devient-elle jamais rassis ? La musique classique du passé semble intemporelle ; à ce jour, elle a encore une vie abondante. "A Film Not Yet Made" est aussi frais qu’une goutte de pluie.

C’est dans la boîte."


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